La passion pour le chien de chasse n’est aucunement un don du ciel, mais bel et bien le résultat de constatations et de complicités, vécus avec beaucoup de sensibilité, tant soit peu que l’on ait la « fibre » et que nous rencontrions quelques conditions favorables et même parfois inoubliables.
Le Labrador ... pas par hasard 
| La passion pour le chien de chasse n’est aucunement un don du ciel, mais bel et bien le résultat de constatations et de complicités, vécues avec beaucoup de sensibilité, tant soit peu que l’on ait la « fibre » et que nous rencontrions quelques conditions favorables et même parfois inoubliables. Pour ma part, mon premier chien, un Epagneul français nommée Vickie me fut offert par mes parents à la fin de mes études, pour vous dire que je devais tout juste être dans mon 21ème printemps … Ne laissant aucune chance au hasard, et fort chasseur que j’étais déjà à l’époque, je pris soin d’aller choisir ce chiot dans un élevage à bonne presse dans le sud de la France. Vickie était une chienne splendide, et encore un peu plus à mes yeux de néophyte, ses origines étaient en fait très correctes, notamment avec son grand-père Major, un des Epagneuls français le plus illustre de tous les temps …
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Cette chienne me combla de joie pendant une dizaine d’année, partageant avec elle beaucoup de moments inoubliables, notamment sur les terrains de chasse, époque où mon seul livre de chevet était l’incontournable « bible » de l’Abbé Godard. Je découvrais à cette époque tout le sens de l’existence d’un club de race, et même les joies des rings d’expos où il m’arriva plusieurs fois de repartir avec un CACIB dont je n’avais pas compris à ce moment là tout l’intérêt … Cette expérience paraît à priori assez banale, mais en fait a été loin de l’être : elle m’a fait réaliser combien même était la difficulté de ménager chez un même chien ses qualités de quête et d’arrêt d’une part, et ses aptitudes à être le retriever idéal d’autres parts… |  |

| En fait, ces 2 utilisations quand même différentes et parfois incompatibles sur un même compagnon, m’ont conduit à me faire école sur une des règles les plus basiques en matière de cynophilie : L’exercice de ces deux « métiers » sur un chien ne pourra donner qu’un compromis entre les deux, celui-ci étant une alchimie plus ou moins bien réussie selon bien sûr d’autres paramètres. Si l’on est un chasseur assez puriste, il faudra plutôt porter son choix sur deux auxiliaires spécialisés dans chacune de ces utilisations : un chien d’arrêt et un chien retriever.
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Dix ans d’expérience au cours desquels j’ai parfois mangé de la vache enragée m’auront été nécessaires pour me convaincre de cette grande vérité. C’est dans cette logique, qu’aujourd’hui je suis un passionné inconditionnel de Labradors d’une part et de Braques allemands par ailleurs, ces deux races étant respectivement dans leur domaine les grands athlètes de leur discipline. Elles sont très complémentaires sur le terrain, et si vous poussez l’exigence à son extrême, osez la chasse à l’anglaise qui fait si chaud au cœur de celui qui la pratique, c’est à dire avec un chien d’arrêt en quète sur vos devants et un Labrador sur vos talons, vous formerez là un trio à jamais indissociable. Patrick TALMANT
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